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Youri Milanovitch - domestique

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Sam 10 Jan - 12:56










MILANOVITCH & YOURI
« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »


© Feat : Perso - oeuvre
Nom ; Milanovitch
Prénom ; Youri
Surnoms ; ~
Âge ; 34 ans
Date de naissance ; estimé : 10 mars 1877
Sexe ; Homme
Origines ; Origines inconnues, Nationalité Russe
Groupe ; Domestique
Rang ; Docile
Orientation sexuelle ; Indéfini
Race ; Félidé, Hyène tâchetée, moyen gabarit (1m50 au garrot pour 80kg)


Caractère
Bienveillant - Lucide - Stable - Manipulateur - Opportuniste
♛ Your Psychology
BE OR NOT TO BE, THAT IS THE QUESTION.

Calme, imperturbable. Il en faut beaucoup pour le faire sortir de ses gonds. Avoir du sang-froid à toute épreuve quand on est un sang-chaud. C’est un homme secret, qui expose rarement ses états d’âmes devant les autres. Il sait faire bonne figure, être un exemple de politesse, de servitude et de bienséance. Il est souvent avenant et sourit facilement aux gens, on peut dire de lui qu’il est d’une gentillesse innée, prévenant, parfois protecteur. Il sait avoir de la discussion, profonde ou superflue, parler avec n’importe qui, quel que soit son statut social, Youri s’adapte parfaitement. C’est un homme qui, malgré sa facilité à parler avec les autres, ne se confiera que très peu comme nous l’avons dit plus haut. Facilement abordable, on trouvera son regard bienveillant, parfois, doux, gentil, sans arrières pensées. Mais à être si gentil, il pourrait y avoir une fausse note quelque part. Car ce sourire presque systématique, même s’il est empreint de douceur, peut aussi devenir insensible selon les circonstances.
Pour autant, il n’est pas un handicapé des sentiments ou des émotions. Il comprend parfaitement le monde qui l’entoure ainsi que ce que les autres attendent de lui. On ne peut pas parler d’omniscience pourtant, il lui arrive d’avoir un peu de mal à décrypter les choses, comme tout être humain. Pour pallier à ce genre de « problèmes », Youri est donc patient. Très patient. Ne pas trop se mouiller, prendre de l’élan pour mieux mordre par la suite.
Il n’utilise que très rarement son aura. Non pas qu’elle soit dévastatrice où qu’elle déclencherait des émeutes sur tout le continent… Mais disons que son instinct lui dicte des choses pas jolies jolies. Non les hyènes ne sont pas des gros gabarits ni de gros prédateurs dans la nature, cependant elles ont longtemps été détestées pour leur comportement malsain.
Ce qui est sûr, c’est que la famille, ça compte. La famille, c’est sacrée, on ne touche pas. Arracher des truffes, des babines, des morceaux d’oreilles, ça vient vite. En général, le changement ne prévient pas, il est soudain, instantané, brutal… Et toujours avec le sourire aux lèvres, il continuera ce qu’on lui a ordonné de faire malgré les bruits d’os brisés. Il reste un charognard opportuniste, même s’il lui arrive de chasser. Youri n’aime pas qu’on ennuie de quelques manières que ce soit son vieil ami Viktor. Viktor ordonne, Youri exécute et il ne serait pas le dernier à s’en plaindre, il sait y faire. Tortures douces comme les plus durs. Faire souffrir, réparer, faire souffrir à nouveau. La mort rapide n’a d’intérêt que pour ce qu’on consomme après, si on veut de la viande de qualité.
Par la suite, c’est un homme qui peut être assez tactile, à l’odorat développé, qui a un petit faible pour les petits jeunes. Il ne crachera pas non plus sur le reste si l’occasion se présente, on a qu’une vie après tout, autant en profiter. Le reste de son caractère, Viktor est le seul à savoir ce dont Youri est capable. Quand on ne laisse rien derrière soit, pas même des os, il y a peu de chances que des rumeurs s’évadent…
♛ Your Physical
BE OR NOT TO BE, THAT IS THE QUESTION.

Youri est grand, d'un physique de ceux qui entretiennent leur corps. Il n'est pas un petit gabarit mais n'est pas le plus costaud non plus. C'est un homme qui fait toujours bonne figure, souriant, agréable à vivre. La plupart le trouve avenant, facile à approcher. Il n'est pas le genre qu'on verrait facilement s'énerver, non. On l'imagine comme un excellent domestique, polyvalent, efficace. Ses tenues sont impeccables, après tout elles sont le reflet du statut de son maître.

On peut voir sur sa main gauche d'étranges tatouages qui attiseront peut-être la curiosité. L'histoire d'un homme est parfois écrite sur sa peau. Il va sans dire qu'on ne peut nier la provenance religieuse de ces derniers, surtout lorsque l'on voit l'énorme croix sur son torse. Il possède également deux étoiles à cinq branche sur les clavicules.

Youri a les yeux bleu, la peau pâle mais qui brunit facilement et rapidement au soleil. Il a un type plutôt nordique alors qu'à contrario, son aura tend sur l'Afrique centrale. On pourrait dire qu'un mystère semble l'envelopper. Sa démarche assurée, droite, lui confère une présence que ses congénères respectent plus facilement. Il n'est pas violent dans ses gestes, toujours mesuré, précis et doux. Une main de fer dans un gant de velour. On le voit à son regard concentré, facilement rieur où l'on découvre avec un peu de chance, beaucoup plus de profondeur dans ces iris qu'on ne l'aurait pensé au premier abord.

Ce qu'il dégage incite souvent les autres à se confier plus facilement ou à se méfier deux fois plus. Cependant rien ou presque, ne le ferait changer dans son comportement. A vrai dire, s'il a bien d'autres comportements à son potentiel, seuls les rares l'ont vu et seul Viktor le connait par cœur.

Ses cheveux sont châtains, les mains sont larges, les doigts longs, agiles, les articulations noueuses. Des mains masculines en sommes, ni plus ni moins, sans artifices.
♛ Your Story
BE OR NOT TO BE, THAT IS THE QUESTION.


Archive 17 :
L'inconnu.



Francfort, 1896.

Dans un des hangars de la ville fumante de Francfort, on entend une légère huée, d’hommes qui crient, d’hommes qui encouragent. Dans la foule compacte, les bras s’agitent, les liasses de billets s’échangent, la fumée des cigarettes et des cigares s’échappent,  créant un brouillard épais et étouffant, piquant yeux et poumons. Ils sont en hauteur, d’autre proche du cercle laissé vite où deux hommes sont face à face, poings levés. C’est ici, un des lieux jugés malfamé de la ville que des paris et des combats sauvages sont organisés pour le plus grand plaisir des messieurs, toute classe sociale confondue. Il y a bien quelques femmes, des prostituées ou juste de pauvres filles qui hurlent en même temps que les hommes.

Habillés de fripes, de guenilles ou au contraire de costume chic pour les bandits les plus riches, ils sont tous là à encourager les deux hommes qui se tournent autour. Ici, peu de thériantropes, mais il y en a. On le sent. Ici ce ne sont plus des hommes mais bien des animaux. Pour un regard avisé, celui qui se promenait là-haut, murmurant à l’oreille de l’organisateur et des plus influents des malfrats, il remarque parmi ces masques déformés par l’appât du gain, quelques regards inquiets, peu approbateurs… Le jeune homme qu’il observe fixe l’un des deux combattants, il s’inquiète pour lui, veut aller les arrêter… Mais il ne bouge pas.

Les jeux de jambes reprennent, l’un des deux est plus vieux, plus massif… On l’appelle le Ruskov. Un large berbère à la tignasse ébène, à la barbe fournie. Il n’y a pas de place pour la graisse, les muscles roulent sous la peau sale et mate. Il est torse nu, il ne reste que le pantalon de costume sur les jambes puissantes. En face, le plus jeune, à peine la vingtaine… Le plus vieux le nargue, lui sourit, crache par terre, lui tourne autour, le défi du regard…

_Aller… viens petit…, Fait-il en se repositionnant.

Le jeune est mal en point, la lèvre éclatée lâche de grosses perles sanguinolentes qui s’écrasent au sol. Ses cheveux autrefois brillant et lisses étaient ternes, décoiffés, mal attachés. Lui aussi est sale, le regard semble vitreux, sans vie, comme s’il était résigné. « Je vais perdre » semblait-il transpirer. Il sent le goût du fer dans sa bouche, celui-là même qui teinte ses dents. Le jeune crache par terre et plante ses yeux bleus sur le Ruskov dont le sourire s’élargit à en laisser un ricanement sortir. L’œil avisé qui l’observait vit alors que ce qui tenait le jeune debout n’était rien de moins que l’envie d’en finir.

Le jeune se lance le premier, la foule s’excite un peu plus quand le Ruskov réplique. Ce combattant aguerri ne triche pas, son poing est sûr, puissant, il s’abat sur la mâchoire du jeune qui s’étale sur le sol. Le Ruskov attise la foule, lève les bras, il sait qu’il  a déjà gagné, que la mère de ce petit ne le reconnaîtra plus quand il en aura fini avec lui. Le nom du Ruskov retentit en rythme dans la foule alors que le jeune peine à se dresser sur ses bras. L’œil avisé observe, ne bougeant plus malgré la foule qui s’agite autour de lui. Il n’y presque que des sourires, sauf toujours celui qui s’inquiète dans l’assistance peut-être. Il se fige, lui aussi, vient de remarquer le regard de celui qui est en réalité son ami. Ce regard vide.

Le jeune n’entend qu’un  bourdonnement, un sifflement aigu. Sa vue est floue, sa mâchoire le fait souffrir… Il relève les yeux sur ce colosse qui s’agite déjà en vainqueur. Comme lui, sûrement. Comme ce monstre. Le sang perle, il crache au sol, puis se relève, chancelant. La lueur a changé, il n’y a que de la combattivité… Ce n’est plus la foule qui hurle dans ses oreilles, mais un prénom : Lucie. Belle française, des cheveux d’un chocolat glacé, des yeux noisette, doux.

Il fonce épaule la première sur son adversaire qui se retourne un peu tard. L’impact les fait chuter au sol et le premier coup s’abat sur le faciès du Ruskov qui surprit, croise un instant le regard du jeune. Celui d’un fou. Juste après, le second impact à la carotide. Le jeune assit sur le géant s’acharne, pousse des cris guerriers, tirant parfois sur un aigu étrange, dérangeant, semblable à celui d’une hyène. Le jeune s’écorche les os sur les dents, ne laissant aucun répit à cet homme qui au bout d’un moment, est trop assommé pour répliqué. La gueule en sang, un homme sort de la foule, il  tente bien mal de caché son angoisse quand il s’empare du poignet de celui qui est son ami. Il le force à se relever, évite son regard qui le fait trembler. Il lève son poing, le déclare vainqueur. La foule est mitigée mais sous l’œil avisé, le combattant et son ami sortent de la cohue.

Plus tard, une fois au calme, Franz étaient en train de soigner les plaies de son ami brisé.

_ Il faut que tu arrêtes Youri.

Un silence lui répond, l’allemand soupire.  

_Mon cher ami, tu ne pourras la ramener. Il faut oublier cette idée de vengeance, tu vas te tuer…
_Je vais le retrouver Franz… Et je le tuerai, comme il l’a tué.
_C’est vous, Youri Milanovitch ? » Demanda une troisième voix.

Sortit de l’ombre, un homme à la stature imposante apparaît dans la petite pièce. Les deux hommes relèvent les yeux sur lui. Il avait l’allure de ceux qui impose le respect rien que par leur présence, une sorte d’aura puissante et magnétique. Youri plissa les yeux.

_Ca dépend. Qui le demande ? » Fit la hyène.
L’homme s’avança un peu plus et tira une chaise pour s’asseoir, prenant le temps de croiser les jambes avant de planter ses iris dans ceux de l’intéressé.
_ J’ai des choses qui pourrait vous intéresser je crois, concernant un certain Joseph Fischer.

Les pupilles de la hyène se dilatèrent instantanément au nom donné. L’homme en face de lui ne cilla pas, alors même que l’aura de Youri s’était armée en haine presque palpable. Franz lui, s’interposa sans plus tarder.

_Youri ne l’écoutes pas ! Tu dois abandonner tout ça ! Tu ne sais même pas qui est cet homme ! S’empressa-t-il en prenant son ami aux épaules.

Youri le repoussa et sans regarder son ami, lui lança d’un ton qui le fit trembler : Va dehors.

_Mais…
_Franz, si tu es vraiment mon ami, sort, répliqua la hyène d’un ton sans réplique. Va retrouver Sofia, toi tu as encore une famille alors oublies-moi.

Franz fronça les sourcils et prit d’une dignité mal assurée à cause de la présence dérangeante de cet inconnu, pinça les lèvres.

_Très bien, je t’aurais prévenu.

Il sortit de la pièce, non sans jeter un regard mauvais à celui qui allait définitivement faire sombrer son ami. Il pensait encore pouvoir le raisonner, plus tard.
Une fois les deux hommes seuls, Youri reposa toute son intention sur l’inconnu.

_Je vous écoute…
_Je peux vous donner l’endroit où il est en ce moment…
_...Vous me donneriez son emplacement ? Pourquoi le feriez-vous ? Demanda Youri qui plissa les yeux tout en s’adossant à sa chaise.
_C’est un marché bien entendu… J’ai besoin d’éliminer cet homme… Et vous… vous voulez venger votre femme… Je vous rends un service et je vous en demande un en échange.

A l’évocation de sa douce Lucie, le sang de Youri ne fit qu’un tour, il semblait prêt à bondir mais l’homme en face de lui restait d’un calme imperturbable.
_Comment…
_Allons, allons, une chose à la fois, mon jeune ami… Je vous donne son nom… Je vous laisse faire ce que bon vous semble à cet individu… puis je reprendrais contact avec vous.

Youri sembla réfléchir un instant, pesant le pour et le contre de cette alléchante proposition.

_Je veux bien vous vendre mon âme si vous me dites où ce monstre se terre.

Un mince sourire entendu étira les lèvres de l’inconnu.

_... Faites attention à vos paroles, mon jeune ami. Le Diable pourrait être bien plus proche que vous ne le pensez. Alors si jamais vous n’êtes pas sûr de vouloir vous plonger dans l’enfer de ces personnes…

Youri se leva d’un bloc.

_J’ai tout perdu à cause de ce monstre… Je n’ai plus rien à perdre. Je vais pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce… Elle était la seule famille que je voulais…, murmura Youri qu’un étrange sourire saisissait. Je vais lui montrer ce que c’est que l’enfer.
_Il est à Munich… A l’hôtel Altes Rathaus.



Archive 16 :
Hell.

/!\WARNING/!\ Violence - Sexe - Meurtre


France, 1895, frontière allemande.

C’était une présentation somme toute délicate, l’ouverture de la première centrale électrique proposée par General Electric. Thomas Edison lui-même avait fait la route depuis les Etats-Unis d’Amérique pour l’inauguration. Il y avait un nombre incalculable de curieux et de journalistes qui s’étaient pressés à l’entrée. Il faut dire que depuis quelques mois, on entendait parler plus que de cet homme et de Nicolas Tesla. Les deux hommes s’étaient battus bec et ongles pour s’approprier ces nouvelles inventions. Si le coup d’éclat de Tesla avait fait impression, c’était finalement Edison qui avait eut raison de ce dernier.

Youri avait suivi de près ces événements, comme d’autres. Passionné par la science et ses découvertes, il ne pouvait manquer ce moment. Il laissait les autres pousser, lui s’étirait pour tenter d’apercevoir ce grand homme de science ainsi que la centrale derrière. Enfin l’électricité arrivait dans l’Est de la France. Paris avait été les premiers à l’avoir, puis Marseille, Bordeaux et enfin Strasbourg.

L’événement se déroula sans encombre, Youri retrouva ses amis une fois la foule dispersée. Franz, son ami allemand, était plutôt excité de la discussion qui en découlait mais malgré tout, Youri semblait obnubilé par sa montre à gousset, cadeau de son père.
_Ahaha ! Regardez-le, tu te fiches de ce qu’on raconte Youri, ça ne te ressemble pas, fit Pierre, un de leur ami d’étude.

Youri sembla peiner à relever les yeux de la montre et releva la tête.

_Si ! Bien sûr que ça m’intéresse, espèce d’idiot.
_C’est parce qu’il a rendez-vous avec Lucie, Fit Franz avec un sourire amusé. Il va lui faire la grande demande.
_Qu… ! Mais quel imbécile tu fais ! répliqua Pierre en faisant une lourde accolade à Youri. Tu vas te mettre la corde au cou toi aussi alors ?
_Tais-toi, c’est une affaire sérieuse ! grogna la hyène. Je dois y aller, souhaitez-moi bonne chance.
_Elle va dire oui c’est sûr ! Fit Franz alors que Youri partait au petit trot.

Lucie, la petite française… elle était menue, si jolie dans ses robes, avec son sourire tendre et malicieux à la fois. Elle avait l’impertinence typique des Françaises. Il s’était rencontré à l’Ecole de Science… Youri avait su que c’était elle dès qu’il avait croisé ses yeux noisette. Les deux c’étaient trouvés et notre ami n’avait qu’une hâte : qu’elle soit tout à lui.

Quand il la trouva à l’attendre près de la fontaine, il crut y voir une de ces représentations décrites dans les livres. Elle était si jolie avec sa moue contrarié à l’attendre, dans la robe qui lui allait si bien… Youri l’aimait et il pensait à ce moment rien ne pouvait leur arriver. Elle était simple, Lucie avait de l’esprit, elle était curieuse de nature… Elle avait dit oui à Youri. Avec elle, il oubliait sa nature, il oubliait même ses passages dans les bas-fonds de ce monde. Ils étaient mariés, ils étaient heureux et pour la venue de leur petit, Youri avait trouvé un petit boulot pour mettre des sous de côté. Il rentrait tard le soir, il était souvent fatigué mais ne rechignait pas à s’occuper de sa belle. Ce soir, il accueillait un homme nommé Gustave Langen. Il avait proposé à Youri un emploi au sein de son entreprise de recherche pour l’automobile. Il voulait des esprits neufs, des ingénieurs pour plusieurs nouveaux projets.
Arrivé chez lui, en bas du petit immeuble de quartier, il trouva Gustave.
_Ah Monsieur Langen, bonsoir ! J’espère que vous n’attendez pas depuis trop longtemps, fit Youri.
_Non, je suis arrivé il y a à peine cinq minutes. Mais je ne dis pas non pour rentrer, il fait un froid de loup.  
_Bien sûr, venez ! J’espère que vous avez faim, ma femme fait des plats délicieux mais un peu copieux.

Youri sourit à l’homme qui retira son chapeau, un sourire naissant à travers les moustaches de ce dernier. C’était un homme de corpulence moyenne, élégamment vêtu. Ils gravirent les marches avant d’arriver au bon palier. Youri entra, puis retira ses chaussures.

_Lucie ! Je suis rentré, Monsieur Langen est avec moi. Avertit la hyène qui n’eut aucunes réponses.

Youri accrocha son manteau et s’avança dans le salon tout en défaisant son écharpe, Gustave le suivant. Il entendit un gémissement provenant du canapé.

_Lucie ? S’inquiéta aussitôt Youri.

La hyène s’avança d’un pas rapide pour découvrir sa femme ligotée sur le canapé, un bâillon improvisé sur la bouche. Il se précipita sur elle, constatant qu’on l’avait frappé au visage. Du sang avait coulé de son arcade ainsi que de sa lèvre enflée. Le plus inquiétant c’était que son joli ventre rond était souillé lui aussi par un sang opaque qui avait teint le bas de sa robe en rouge. Il la regarda dans les yeux et c’est là qu’il vit qu’elle s’agitait. Elle hurlait à travers le bâillon, terrifiée par ce qu’elle voyait.

« Derrière toi ! » Hurlait-elle.

Youri comprit au moment où c’était trop tard. Il sentit un éclair de douleur lui transpercer l’arrière de la tête puis ce fut le trou noir. Quand il revint à lui, il n’aurait pas su dire combien de temps s’était écoulé… Il ne se souvenait plus de rien. Ce fut les sanglots et les pleures de Lucie qui réussir à le tirer de sa torpeur. Son crâne palpitait, sentant un liquide poisseux à l’arrière de sa tête qu’il releva avec peine. Sa vue s’ajusta, progressivement, laissant place à un tableau d’horreur. Sa femme pleurait, sanglotait de terreur et de souffrance, juste sous ses yeux. Il voulut se lever mais constata qu’il était retenu par de solides liens à la chaise sur laquelle il était. Et l’autre qui s’agitait au-dessus du corps de sa femme le rendit fou de rage. Le beau visage de Lucie n’était plus rien qu’un masque de terreur pétrifié. Youri se débattit tandis que l’autre finissait son affaire, dans un râle ignoble. Il soupira d’aise, bestiale, puis se retira pour mieux s’avancer vers Youri qui sentait les larmes de rage monter inexorablement. Il voulait hurler lui aussi, tuer ce monstre… Mais un bâillon l’en empêchait.

_Tu es drôlement lourd à porter tu sais… Mais ta femme en valait la peine…, fit l’homme qui avait retiré sa moustache. Je vais te donner le droit de la regarder maintenant…

Il eut un horrible sourire sur le visage alors que ce type s’emparait d’un couteau. Celui-là même dont il se servait pour la viande.

Lucie agita la tête, les larmes redoublant sur ses joues, terrifiée, tandis que ce monstre s’approchait. Youri cru devenir fou, il tira de toutes ses forces sur ses liens, son aura devenant elle aussi instable. Sa gorge le faisait souffrir à hurler contre cet homme qui se mit à enfoncer lentement la lame dans la cage thoracique de Lucie qui hurla. La tête de Youri tourna à ces cris sourds, à sa femme qui était méconnaissable, qu’il était incapable de sauver. Impuissant, les larmes roulaient sur ses joues alors qu’il voyait le regard de celle qu’il aimait s’éteindre… Il gémissait, la suppliant du regard de rester à ses côtés, de ne pas le laisser seul. Mais les yeux finirent par regarder le vide, figé dans une douleur profonde. La mort l’avait figée.

L’homme s’en alla, laissant derrière lui les vies qu’il venait de briser à jamais. Sourire aux lèvres. Youri ne sut pas combien de temps s’écoula à partir de ce moment, jusqu’à ce que les policiers arrivent sur les lieux et le détachent. Il était en état de choc, incapable ni de se mouvoir, ni de parler. La lueur dans son regard s’était éteinte avec celui de sa chère Lucie. Il ne put d’ailleurs aller à son enterrement, trop affaibli, il devait rester à l’hôpital. Ses amis étaient venu lui rendre visite… Il n’y avait eu que peu de mots, surtout des gestes de réconfort, de compassion. Ces gestes étaient autant de soulagement que de souffrance pour Youri qui savait que plus jamais il ne sentirait la douce chaleur de sa femme. La vérité lui éclatait en pleine face à chaque fois et à chaque fois, il devait faire bloc de toute sa volonté brisée pour ne pas éclater en sanglots.

Le temps qu’il resta à l’hôpital fut utile cependant, pour qu’il réfléchisse, qu’il ressasse ce qui c’était passé. Il avait pu parler aux policiers, leur expliquer ce qui c’était passé avec plus ou moins de détails. Les hommes avaient fait preuve de patiente et de compassion pour ce pauvre homme à qui on avait tout arraché. Quand on le jugea apte, Youri sortit enfin de l’hôpital et la première chose qu’il fit, ce fut d’aller à la tombe de sa bien-aimée. Il resta longuement, ses amis en retrait, à lui parler silencieusement. Il allait retrouver cet homme qui lui avait tout pris. Sa femme, sa Lucie… Et son enfant. Il allait lui faire subir un sort pire encore que celui qu’il avait infligé, un sort qui ferait trembler le diable lui-même, il s’en fit la promesse.

_La mort est certaine, son heure incertaine… Soit en sûr mon Amour, je vous vengerai.



Archive 20 :

L'Antre de la Bête.

Munich, 1896.

C'était loin d'être un lieu différent. Les passants se promenaient en discutant, sans se préoccuper du décor alentour ou des voitures à chevaux. La nuit tombait et les gens rentraient chez eux, car on sait tous que la nuit appelle également les plus sombres d'entre nous. La Nuit c'est l'heure des loup-garous, l'heure du Bonhomme 7 heures, l'heure des criminels. Au plus profond de nous, la nuit fait peur, l'impossibilité de voir nous fait trembler. Petit à petit, les lumières s'éteignent dans les foyers, ne laissant que les luminaires à gaz de la ville éclairer les rues principale.

Dans la rue commerçante, un perruquier repense à l'un de ses clients. Cet homme qui lui avait commandé des cheveux noirs et une barbe. Soit disant pour un spectacle. Il avait pensé à un moment que c'était peut-être un de ces gitans qui parcouraient les routes avec sa troupe, seulement il n'avait pas franchement le physique ni même de roulotte aux alentours. Ce n'était sûrement qu'un de ces excentriques. L'important était qu'il avait payé sans bronché le prix de cette frivolité.

L'homme ferma sa boutique et réajusta son calicot puis il prit le chemin de sa maison. Il ne savait pas pourquoi cet homme lui était revenu à l'esprit... Peut-être son regard qui soudainement, lui faisait une étrange impression. Il haussa les épaules, fatigué par les divagations de son esprit mouliné par la journée de travail. Il allait retrouver sa femme et ses enfants, voilà tout ce qu'il devait penser.

Mais sans le savoir, ce brave homme avait indirectement contribué à un enlèvement. Il avait fallu sept semaines de préparation à Youri pour arriver à ce moment. Il avait dû prendre toutes ses économies, se fichant bien de tout dépenser dans ce plan. Il avait ainsi soudoyer nombre de personne pour acheter soit leurs infos et leur silence, soit leur contribution, même à petite échelle. Ainsi celui qui conduisait la voiture à deux chevaux savait qu'il devait conduire cet homme à une certaine adresse. Le cocher la connaissait parfaitement cette adresse, puisqu'il s'y était rendu plusieurs fois ces dernières semaines. C'était d'ailleurs lui qui avait dû acheter la maison, au nom de l'homme qui l'employait. Youri avait donné un faux nom : Edmond Villeneuve. L'Accent français n'avait pas été difficile à reproduire, les fréquents voyages avec ses parents lui avait permis d'élargir ses connaissances. Le cocher d'abord réticent, avait fini par accepter. Il ne savait pas d'où sortait l'argent mais il savait que parfois, il valait mieux ne pas poser de questions.

Youri avait approché Gustave Langen, de son vrai nom Joseph Fischer, d'abord à l'hôtel, de loin. Il s'était habillé de manière à ce qu'on croit qu'il était un de ces nouveaux riches. Il était allé voir des costumiers et autres spécialistes dans le domaine du spectacle, pour obtenir un faux nez et un ou deux costumes. Plusieurs identités lui permis de ne pas se faire repérer ou reconnaître. Si au début du voyage, il n'avait en tête que de l'attraper dans une ruelle noir pour l'égorger, Youri avait vite préférer agir un peu plus lentement pour pouvoir en profiter. Non, il ne devait pas accorder à cet homme une mort simple et rapide.Lui qui avait mis le délire dans la tête de Youri, lui qui avait déshonoré et tué la seule qui comptait pour lui, elle qui avait le droit d'attendre le bonheur... Ni un coup d'épée dans le cœur ou une balle logée dans la tête ne suffiraient. Non, Youri ne se vengerait pas ainsi. Ce qu'il voulait, c'était une douleur lente, profonde, infinie, éternelle... Il lui rendrait une douleur pareille à celle qu'il lui avait faite. Comme disaient les orientaux : Oeil pour œil, dent pour dent.

La voiture arriva enfin à la maison de campagne que Youri avait acheté sous le faux nom d'Edmond Villeneuve. Il en sortit et congédia le cocher, arrivant chez lui, il fit faire des plats par les deux cuisiniers qu'il avait engagés. Leur service se terminerait d'ici deux heures car dans peu de temps. Joseph Fischer allait arriver, sortant directement de son travail qui n'avait rien à voir avec le métier de l'autre identité. C'était un comptable, pour une des grosses banques d'Allemagne, un Bookmaker.

Enfin on sonna à la porte.

_Monsieur Fischer, entrez je vous prie. » Dit Youri de sa voix grave, éraillée.
_Bonsoir Monsieur, quelle journée !

Fischer entra et découvrit avec émerveillement l'intérieur de cette demeure. Chaque détail respirait la richesse, plus rien n'avait à voir avec l'appartement modeste de Lucie et Youri. Il déposa ses yeux sur des armes exposées au mur, orientales pour certaines.

Ils passèrent à table, savourant le dîner avant d'en venir à la fin du repas où le domestique ainsi que les cuisiniers quittèrent discrètement la maison.

_Monsieur Villeneuve, vous êtes étranger, Français, n'est-ce pas ? Pourtant je me suis demandé si vous n'aviez pas vécut en Orient, Fit Fischer en montrant les armes aux murs ainsi que certains tapis.
_En effet, j'ai vécu en Orient pendant trois années. J'avoue avoir beaucoup aimé leur mentalité. Je vous conseille d'ailleurs d'y aller avec votre femme et votre fille, Monsieur Fischer. Elles adoreraient réellement.
_La géographie est une riche étude en effet, vous avez dû en voir beaucoup à priori.

Youri eut un sourire chaud et bu une gorgée de vin.

_Oui c'est vrai. Ma vie m'a permis d'en voir quelques uns. Ainsi j'ai pu voir et faire sur l'espèce humaine, pris en masse, ce que nos juges font chaque jour sur des exceptions.
_Ah, vous êtes définitivement un philosophe, mon cher ami. Il n'y a bien que les gens comme vous, qui ne travaillent pas qui peuvent parler ainsi. Mais ils ont une bien triste occupation, ces juges dont vous parlez.
_C'est vrai que l'homme est une bien laide chenille pour ceux qui l'étudient au microscope.

Fischer se doutait que cet homme en face de lui était un peu excentrique et qu'il n'avait sans rien de mieux à faire la journée que de philosopher sur les choses de la vie.

_Tenez, vous me parliez des orientaux, reprit Youri. Mais vous savez que là-bas, on ne juge pas comme en Allemagne, ni comme en France. Là-bas vous ne savez pas combien la justice est expéditive. Ici on les nomme des barbares et la justice à des allures prudentes et lentes.
_Oui c'est assez vrai mais... tout ça pour en venir où, demanda Fischer qui, absorbé, tenait simplement son verre de vin.
_Je dis simplement que nos yeux sont fixés sur les règles, les lois, les organisation sociales des nations... On ne reconnaît que ceux qui font la une des journaux, que ceux qui ont des brevets signés par les académies ou les ministres. Alors que, nous pouvons parler de Dieu ou de n'importe quelle autre chose, a mis d'autres êtres sur des missions à remplir plutôt que sur des places à remplir. Et ceux-là échappent à notre courte vue. C'est le propre de l'homme d'être débile et pourvu d'organes incomplets, expliqua Youri avec un sourire glacial.

Fischer resta silencieux et surprit par ce discours puis le français reprit avec un sourire plus avenant.

_Mais parlons de choses plus attrayante. Je vais vous faire visiter la maison. Allons, suivez-moi, dit-il en se levant, invitant son convive à le suivre dans la maison. Il lui montra certaines pièces, parla encore un peu des coutumes orientales avant qu'ils ne reviennent dans le hall d'entrée.

_Et maintenant, je vais vous faire visiter la salle la plus exceptionnelle de cette demeure. Il s'agit de la cave. Je ne sais pas comment l'expliquer, fit Youri en prenant le ton de la confidence avec Joseph. Mais je suis persuadé qu'elle est hantée.
_Quelle curieuse idée !
_N'est-ce pas ? Fit Youri avec un sourire amusée avant qu'il n'ouvre la porte. Il est vrai que j'ai été un peu septique moi aussi quand on m'a vendu la maison mais... Je dois admettre qu'il y règne une étrange atmosphère.
_Et bien soit ! Partons à la chasse aux fantômes !

Et Joseph ouvrit la marche, commençant à descendre les marches, simplement éclairé par la lampe à gaz que le français venait de lui donner. Quand Youri ferma la marche, il eut un sourire qui, si Joseph avait pu le voir, l'aurait épouvanté autrement cette chasse aux fantômes.



Archive 21 :
Que la mazzolata commence.
/!\WARNING/!\ Violence, torture.

Il y avait une puanteur. Il la connaissait, cet odeur ferreuse, piquante, que trop bien. Son crâne lui faisait atrocement souffrir et finalement, ce sont des gémissements qui le tirèrent de force de cet engourdissement.Lentement, douloureusement, sa vue s'ajusta, l'endroit était sombre, faiblement éclairé. Devant lui, une table en bois où reposait un corps, frêle, petit. Mais les gémissements ne provenaient pas de là... C'était plus sur la droite. Il tourna la tête et vit une femme suspendue par des chaînes, aux poignets.

_Te voilà réveillé. Fit une voix grave, froide.

Joseph tourna la tête vers celui venait de parler, les yeux écarquillés de stupeur. Il reconnu Edmond Villeneuve.

_Mais que... Qu'est-ce que vous avez fait !?

Youri eut un horrible sourire suivit d'un ricanement.

_Ce n'est pas évident... ?

Il écarta les bras, regardant tour à tour les deux autres personnes présentent. Joseph suivit et reconnu enfin sa femme et sa fille. Son visage se tordit sous l'effroi.

_Je sais qui vous êtes réellement, je sais que tout ça, fit Youri en montrant les lieux, vous est plus familier que n'importe quoi.
_Je... Je ne comprends pas... Je vous en prie, je vous donnerai ce que vous voulez... Mais laissez ma femme et ma fille en dehors de ça !

Youri le fixa, un sourire s'élargissant sur un faciès cruel. Il tira une chaise pour faire face à sa proie, ignorant les pleintes douloureuses des deux autres victimes. Le Français s'installa et posa les coudes sur ses cuisses, mains liées sur lesquelles son menton vint s'appuyer.

_Vous savez ce que je veux... Monsieur Fischer... Où plutôt devrais-je dire monsieur Gustave Langen ? Ou Thomas Cooper ?

Joseph blanchit à l'énonciation des noms et ne put que remuer silencieusement les lèvres, abasourdit par cet inconnu qui semblait l'avoir percé à jour.

_Qui sait combien de faux noms avez-vous... ? Un nombre égal au nombre de victimes innocentes que vous avez sauvagement assassiné et violé ?
_Je-Je vous donnerez tout ce que vous voulez, Monsieur, balbutia Fischer.
_Vous savez... Il n'y a qu'une chose qu'un psychopathe dans votre genre respecte : C'est un autre psychopathe... Alors soyez honoré, rien que pour vous, je me suis replongé dans ma nature profonde.
_Je ne sais pas qui vous êtes mais... Mais je suis sûr qu'on pourrait trouver un terrain d'entente... !

Youri sourit à nouveau, réprimant un rire qui se traduisit par un sourire dévoilant les dents du Français. Avec précaution, Youri se pinça le nez, grimaça et se mit à le tordre pour finalement l'arracher. Il fit de même avec la fausse barbe et la perruque, dévoilant son vrai visage.

_Vous !
_Maintenant que vous avez compris, vous savez ce que j'attends de vous...
_Je vous en pries, je suis prêt à payer de ma vie, mais laissez ma femme et ma fille, par pitié !

Youri le fixa, perdant son sourire, puis lança son poing sur le faciès de l'homme dont le nez craqua sourdement. Un gémissement rauque s'échappa de ses lèvres, la tête penchée en avant, secouant les jambes ligotées pour tenter de faire passer la douleur. Pendant ce temps, Youri s'était levé, renversant sa chaise.

_De la pitié ? En avez-vous eu pour ma femme, sale monstre ? Elle était innocente.
_Je vous en prie... Ma femme et ma fille ignorent tout ça... Elles n'ont rien à voir... Elles sont innocentes elles aussi ! Vous devez savoir mieux que quiconque qu'elles ne le méritent pas..., répliqua difficilement Fischer qui avait la bouche et les dents maculées de sang.
_En effet... Et je le déplore sincèrement. Seulement vous avez arraché à un homme tout ce qui comptait pour lui... Et peu importe à quelles extrémités il en est réduit, il rendra tout ce qu'on lui a donné.L'avantage pour vous, c'est que je ne vous tuerai pas.

Youri s'empara d'un couteau qu'il se mit à affûter, il allait prendre son temps, la nuit commençait juste à pointer le bout de son nez et ils étaient seul dans la demeure, à la cave, loin de tout. Il écrocha, minutieusement la femme, barbouillant les plaies de sel, savourant chaque cri, chaque pleure, chaque supplique qui émana des trois. Il prit soin d'arracher les ongles, de soigner les plaies, d'empêcher par des garrots qu'elles se vident trop vite de leur sang pour faire durer sa vengeance. Pas un seul moment il ne trembla... Pas même quand il s'en prit à la chair avec ses dents. Au bout d'un moment, une large partie des cris cessèrent pour ne laisser place qu'à des sanglots. Il ne restait que Fischer. Maintenant, Youri allait pouvoir s'occuper de lui.

_Je vais te faire vivre l'enfer, cher ami.

Fischer ne réagit que lorsque la piqûre traversa la peau de son cou.

_C'est un anti-douleur puissant... et un paralysant, expliqua Youri, mais vous resterez conscient...

Puis tranquillement, selon son plan, Youri se mit à faire des garots, d'abord aux épaules, puis au niveau de l’aine. Sans se presser, il prit une scie et un scalpel qu'il planta dans la cuisse. L'homme pleurait mais ne réagit pas. Youri sourit doucement.

La scie était spécialement conçue pour venir à bout des os. Il détacha l'homme et le porta jusqu'à la table où il poussa le petit corps inerte qui tomba dans un bruit mate et sourd. Enfin, il commença, d'abord les bras... Puis les jambes. Il allait faire en sorte que plus jamais ce monstre ne fasse du mal à qui que ce soit... Il le ferait prisonnier de son corps mutilé, incapable de mettre fin à ses jours par ses propres moyens. Enfin, il termina par la langue qu'il coupa, la jetant dans un coin de la pièce. Youri s'arrêta là et le laissa à peine 10 minutes avant de le prendre pour le mettre dans une valise de transport, achetée spécialement pour l'occasion. Il le sortit et alla le mettre dans la voiture à cheval qu'il avait prit pour lui uniquement. Il revint à la demeure et finit par y mettre le feu qui prit rapidement de l'ampleur, aidé par l'alcool jeté ça et là à l'intérieur. Dans la valise, il avait jeté les différentes preuves qui montraient la culpabilité de l'homme. Il s'était lavé et changé, avec un autre subterfuge. Son déguisement d'homme d'Eglise, le nez crochu, les traits tirés, sourcils épais, puis avait simplement payé un dernier cocher pour qu'il emmène rapidement la valise au commissariat.

Ainsi l'homme encore vivant sera retrouvé le lendemain sans que personne ne puisse dire ce qu'il s'était vraiment passé. Youri était vengé, il se sentait mieux, même s'il savait qu'aucun retour en arrière n'était désormais possible.



Archive 23 :
Un con avancera toujours plus vite que deux intellectuels qui réfléchissent.


Moyen-Orient, Egypte, 1897, nouvelle année.

Il s'était écoulé plusieurs semaines depuis Munich. Youri était allé là où personne n'irait le chercher, du moins le pensait-il. Il connaissait bien cet endroit même si cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas posé les pieds. Il y faisait une chaleur étouffante à laquelle Youri s’accommodait bien, logé dans une petite chambre d'une famille qu'il n'avait pas croisé depuis des lustres. Dehors, il faisait une chaleur étouffante. La poussière se mélangeait aux parfums d'épices piquants et exotiques, le brouhaha incessant de la foule donnait l'impression de s'immerger dans une fourmilière à demie ouverte dans le souk. Il ne se doutait pas que ça serait dans une des petites ruelles, là au fond, dans un petit fumoir qu' « il » le reverrait.

Cette silhouette imposante, cette aura qui se dégageait de lui... Comment faisait-il pour chaque fois retrouver la trace de Youri ? Avant pourquoi pas mais là... Après son subterfuge, cet homme avait-il le bras aussi long pour le retrouver dans ce coin éloigné de tout ? L'homme se posa près de Youri après avoir échangé quelques mots avec le teneur de l'endroit, l'amenant tout droit à la loge que la hyène occupait.

_Quelle chaleur... C'est insupportable, souffla l'homme qui se servit de son chapeau comme d'un éventail.

Youri ne répondit pas tout de suite, trop occupé à tirer tranquillement tout en étant allongé sur les coussins. Il souffla une large volute qui se mouva de façon paresseuse.

_Je ne pensais pas que vous me retrouveriez ici..., confia Youri qui restait étrangement calme.
_Disons que ça n'est pas forcément la région que je préfère le plus, mais avec du travail, nous arrivons à nos fins.

L'homme se fit apporter un thé froid à la menthe, ou du moins à température ambiante.

_J'ai été impressionné par votre prestation en allemagne, je dois l'admettre que je ne m'attendais pas à ça. C'était brillant.

Youri demeurait silencieux, se contentant d'observer l'homme en face de lui.

_Je dois aussi vous admettre que c'était également un test.
_Un test ? Répéta la hyène, intrigué.
_Oui, un test. Je pense que vous vous souvenez que je vous demanderai quelque chose en échange de cette info...

Il marqua un petit silence durant lequel il but une longue gorgée de thé.

_Bien. J'aimerai que vous m'accompagner. J'ai besoin de quelqu'un comme vous. Le but est de voyager un temps à mes côtés, afin que nous apprenions à nous connaître un peu et surtout pour que je vois si je peux effectivement compter sur vos compétences. Qu'on soit clair : vous entreriez à mon service.
_C'est d'accord, répondit Youri après un léger silence.

Cette fois-ci, ce fut à cet homme de paraître surprit. Ce n'était qu'un mince élargissement des yeux, une simple pause dans le temps vite absorbée mais elle fut là, présente.

_Vous êtes sûr de savoir dans quoi vous vous engagez, Monsieur Milanovitch ? Vous êtes loin d'être un imbécile heureux, vous comprenez bien que je pourrais vous demander de faire le genre de chose que vous avez faites en Allemagne ?

Youri hocha la tête.

_Monsieur. Je ne sais pas qui vous êtes mais dès lors où j'ai accepté votre main tendue, il était clair pour moi que je renonçais à poursuivre ma vie telle que je la désirais... Il n'y avait qu'avec ma femme que je le désirais et quelqu'un a réduit ce bonheur comme un enfant piétine une fourmilière. Je suis mort avec elle, vous m'avez permis de rendre justice, Monsieur. Peu importe vos objectifs et vos desseins. Je serai le bras qui abattra votre Justice. Si j'ai perdu ma seule famille, j'espère pouvoir vous rendre le service que l'on doit à celui qui exauce les dernières volonté d'un mort.

L'homme hocha la tête, sans ajouter un mot, un mince sourire enroulant le coin de ses lèvres. D'un air entendu, il leva son verre en direction de Youri.

_Bien... Alors dans ce cas, nous partirons demain... Vous pouvez m'appeler par mon prénom quand nous seront seul. Viktor, Viktor Adamovitch. En dehors, un « Monsieur » ou « Maître » seront de mise.

A son tour, comme pour sceller ce pacte, Youri leva le bec de son fumoir. Les deux hommes allaient commencer leur périple ensembles dorénavant.

Durant des années, Youri allait devenir un homme fidèle à ce dernier qui lui avait permis de trouver son chemin dans les ténèbres.
♛ Behind Your Character
BE OR NOT TO BE, THAT IS THE QUESTION.

Quel est ton p'tit pseudo ? Cf. Petit avatar.
Quel âge as-tu ? Plus le temps passe et plus cette question devient compliquée.
Comment nous as-tu trouvé ? Suite à quelques détours :3
Changerais-tu quelque chose ? Le gris peu lisible par endroit et la police un poil trop petite notamment sur les fiches. Sinon, sublime design, bravo o/
Quel est le code du règlement ? HOMMEUH DE MES NUIEEUUHH. ♫
Là tout de suite plutôt fraise ou banane ? Banane
Félidé
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Félidé
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Sam 10 Jan - 15:12
Je crois qu'il y a un petit problème. xD Le code est bon, c'bon. Mais dans la fiche, c'est seulement cinq qualités et défauts. Pas un de plus, pas un de moins, sinon ça dépasse. x)
Serpent
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Serpent

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Sam 10 Jan - 16:01
Ah oui d'accord j'avais compris 5 de chaque xD
Félidé
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Race : Félidé - Hyène tâchetée
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Félidé
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Sam 10 Jan - 16:47
Youriiiiiiiiiiiiiiiii o/ Bienvenue sur AM 8D
Pense à préciser quel type de hyène tu es précisément, vu qu'il y en a plusieurs race~
Canidé
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Sam 17 Jan - 21:35
Fiche bouclée, m'sieurs, Dames. o/
Félidé
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Race : Félidé - Hyène tâchetée
Orientation : Indéfini
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Dominance : Plutôt dominant
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Emploi/loisirs : Domestique
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Félidé
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Sam 17 Jan - 23:45
Le passage me concernant est OK, fidèle à mon personnage, et j'ai été transporté par ta fiche, je suis ravi de t'avoir comme domestique, et j'ai hâte de RP avec toi ~
Je te renouvelle une dernière fois mes sincères félicitations pour m'avoir fait vibrer et donner du plaisir par cette sacrosainte-fiche
Cétacé
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Race : Cétacé - Grand cachalot
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Conjoint : Marié, des maîtresses, plein d'enfants !
Dominance : Dominant for ever !
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Cétacé
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Dim 18 Jan - 2:27
Bienvenu~ Pour moi tout est bon, j'ai également beaucoup aimé ton histoire~
Je te valide une fois que tu m'auras précisé l'origine de ton avatar ^^
Cétacé
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Dim 18 Jan - 11:51
Et bien je ne connais pas l'auteur de ce dessin malheureusement :/ je pense que c'est un original trouvé sur 4chan.... si quelqu'un connaît je suis preneuse o/
Félidé
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Félidé
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Dim 18 Jan - 15:46
Très bien, je valide donc^^

Tu es validé
Tu peux maintenant aller faire ta fiche de rps et ta fiche de liens pour que nous puissions te découvrir d'avantage et suivre ton personnage fraîchement validé dans ses folles aventures au manoir. Que tu sois un membre de la classe supérieure ou de la classe inférieure peut importe, mais nous te conseillons d'aller faire un tour vers les demande de propriétés pour que tu puisses posséder un domestique et des esclaves ou bien un maître. Pense également à faire ta demande d'appartement si tu es un Adamovitch ou un noble, en prenant garde à faire attention au lieu choisi pour ta résidence. Après tout cela, tu seras fin près à nous rejoindre en zone rpg. Et si tu faisais une petite demande de rp ?

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Dim 18 Jan - 15:51
Merci, c'est super ^^ !
Félidé
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Félidé
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